Elisabeth BEURRET
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Jean-Pierre Brazs et Elisabeth Beurret sont tous deux prédateurs d'instinct, à l'affût des singularités fugaces, riches d'information négligées par les passants. mais ils s'en vont surtout vers des lieux encore farouches, où les événements et les traces n'appartiennent pas, ou plus, à l'espace humanoïdes. C'est le règne de l'eau et du feu, des terres dévorées de soleil ou englouties par des marais... lire la suite >
Laurence Carducci
SI, Théâtre Forum Meyrin / Théâtre de Carouge - Atelier de genève. mars avril 2009

 

Je me propose de "laisser parler les plantes" dans des assemblages de différents papiers. Mon travail débute avec la collecte de végétaux (en des saisons et des lieux précis) puis vient la métamorphose des plantes en pulpe et enfin la fabrication des feuilles de papier selon des techniques orientales ou occidentales. Ainsi s'établit une étroite relation avec les forces parcourant un monde végétal pourvoyeur de fibres et de signes, de matières et d'écritures. Rien d'étonnant à ce qu'une telle expérience engendre des oeuvres semblant naître aux confins de notre culture occidentale... lire la suite >
Elisabeth Beurret
février 2007

Sur l’île, la maison est séparée de la plage par une zone lagunaire aujourd’hui délaissée. Les flux et les reflux de l’eau génèrent en ce lieu des dépôts, des accumulations et des rassemblements de matières, car l’eau en se retirant abandonne ce qu’elle a transporté ou emporte ce qu’elle a déposé. Par temps chaud, il reste parfois sur le sol des résidus secs aux allures de papier. Atteindre la mer, c’est traverser d’abord cette zone, abandonnée aux silences de l’eau. (...) Au bord d’un chenal du marais, elle ramasse les feuilles séchées du grand chardon qui s’accumulent au sol avant de se décomposer ...lire la suite >
Jean-Pierre Brazs
extrait du septième conte pictural, Contes picturaux. éd. materia prima, 2005

 
À chaque tradition culturelle appartient un langage de la couleur, des signes, de la matière... Au-delà n'y aurait-il pas un échange possible entre ces langages apparemment si différents ?
Cette question amena Elisabeth Beurret à tenter de retrouver, d'une part à travers des gestes ancestraux, tels ceux propres à la fabrication de papier, et d'autre part lors de voyages livresques ou réels, sources d'idées de couleurs et de formes pour son travail pictural, cette civilisation commune à toute culture...
Pour la fabrication de son papier, il fallait certes partir d'éléments naturels, mais les transformer. Les faire devenir support-matière, rugueux, râpeux, fin ou subtil, transparent ou opaque ; support-couleur coloré dans la masse, magnifié dans la surface ; matière picturale, déchirée, juxtaposée, superposée, cousue, en tant que signes volontaires rythmant, tels une écriture, les vibrations de la matière. Les métamorphoser en couleur-matière, réceptacle de ses impressions de voyages réels ou imaginaires. Dans quel but ? Dire, se dire, dialogue à deux voix, de soi à l'autre, de l'autre à soi.
Vérèna Quadranti
Art du papier, Matière-couleur, 1999
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